
L'Idée de la joie - suite 2.
Épisode précédent : nous avons assisté au REFROIDISSEMENT de la planète, à l’envers d’une idée reçue qui voudrait qu’un réchauffement tragique nous menace.. Suite du déroulé du point de vue iconoclaste défendu dans mon gentil fou livre « L’idée de la joie »…
- Chez Edilivre - http://www.edilivre.com/doc/2119
2 - Démo en trois raccourcis.
Résumé : le développement n’est pas uniformément ascendant. Sa période d’incubation est déficitaire. Elle est longue, gourmande en énergie non solvable !
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Première raccourci : le coût du développement.
Au décollage des pays émergeants, 1€ investi n’en génère que 0,3. L’investissement s’époumone sans rendre ce qu’il avale - commencement du maillage des infrastructures, éventails de la sous-traitance au bout de chemins devenus rails, routes, pistes d’envol.. Il faut construire les bases et pour cela emprunter.
Les cellules souches du progrès se diversifient. Le corps entier n’est pas encore en place. On doit sans cesse nourrir la mère porteuse industrielle. Une avaleuse qui donne peu. Jusqu’à ce que l’enfant soit adulte. Alors son lait coule. On rembourse.
Une fois le pays ‘développé’, la tendance s’inverse. Un € investi en génère 1,3. Les économies émergeantes accélèrent leur lente montée en puissance en faisant travailler des enfants.. Puis vient l’heure des premiers conflits sociaux. Un rééquilibrage se fait alors. La main d’œuvre se qualifie, se libère, s’enrichit. Le Japon a concurrencé l’Europe jusqu’à devenir cher. Il a sous-traité ensuite à la Corée. Elle-même passe ses commandes en Chine aujourd’hui.. Partout la grande croisade des enfants assure la croissance.
Flash back : Europe, milieu du dix neuvième siècle. Pour qu’une famille de mineurs ait de quoi vivre il lui faut quatre enfants au travail !! 1930 : une loi anglaise interdit aux moins de 12 ans de travailler plus de douze heures par jour !
Plusieurs mécaniques s’enclenchent.
Pourquoi parler de cela ? Parce que plusieurs mécaniques s’enclenchent à partir de là. Chacune aussi surprenante que la précédente.
D’abord, de nombreuses générations ont à ce point investi dans ce qui fut leur bagne que l’on a du mal à obtenir des anciens esclaves qu’ils consentent à abandonner leurs chaînes. L’ouvrier pleure devant sa roue de justice. De laquelle l’automate le libère pourtant...Mais comment ressortir de la mine sans larmes ? Comment quitter Moulinex ?
Le frein au changement rappelle un proverbe venu du désert berger : « Chaque âne cherche l’arbre auquel il veut être attaché. ». Nous sommes tous peu ou prou des ânes..
Autres conséquences :
D’abord, le fait d’avoir versé sueur et sang dans la construction d’une économie moderne nous dissuade d’attenter à notre outil de travail. Il n’en ira pas forcément de même dans les pays producteurs de pétrole. Ils n’ont pas eu à immoler leurs minots pour qu’une industrie se déploie..
Ensuite, le même amont produit un aval déjà lu dans la Bible. Ce ne sont pas les ouvriers du rail du temps des escarbilles qui revendiquent le maintient de conditions salariales exorbitantes en 2007, mais leurs descendants..
Pourquoi parler de la Bible ? Parce qu’on y lit : « Les Parents ont mangé les raisins verts et les enfants ont eu les dents agacées.».
Les marrons sont donc à sortir du feu après la bataille. Ce sont des héritiers des bagnes qui les croquent. La poitrine en sang est celle des générations d’avant..! Phénomène aussi choquant qu’a pu l’être le « droit par naissance » aux prébendes jusqu’à la révolution. A présent ce sont de faux pauvres qui brandissent une iconographie en guenilles en évoquant des gourbis qu’ils n’habitent plus.
Leur droit est devenu celui de toucher les dividendes des travaux forcés où furent enchaînés leurs grands-parents.. Les rentiers du chagrin existent. Autrefois, « aller au chagrin » voulait dire qu’on se rendait à l’usine.
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À la semaine prochaine ?
Jean Sébastien Loygue
http://www.loygue.com/
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Autres blogs :
http://jsloygue.blogspot.com/ - Web vision
http://dieuseraweb.blogspot.com/– Web découverte
http://jsloygue.blogsudouest.com/ - Brèves du Sud
http://jeansebastienloygue.blogs.courrierinternational.com/ - Croquis
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Wikipedia
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_S%C3%A9bastien_Loygue
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2 - Démo en trois raccourcis.
Résumé : le développement n’est pas uniformément ascendant. Sa période d’incubation est déficitaire. Elle est longue, gourmande en énergie non solvable !
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Première raccourci : le coût du développement.
Au décollage des pays émergeants, 1€ investi n’en génère que 0,3. L’investissement s’époumone sans rendre ce qu’il avale - commencement du maillage des infrastructures, éventails de la sous-traitance au bout de chemins devenus rails, routes, pistes d’envol.. Il faut construire les bases et pour cela emprunter.
Les cellules souches du progrès se diversifient. Le corps entier n’est pas encore en place. On doit sans cesse nourrir la mère porteuse industrielle. Une avaleuse qui donne peu. Jusqu’à ce que l’enfant soit adulte. Alors son lait coule. On rembourse.
Une fois le pays ‘développé’, la tendance s’inverse. Un € investi en génère 1,3. Les économies émergeantes accélèrent leur lente montée en puissance en faisant travailler des enfants.. Puis vient l’heure des premiers conflits sociaux. Un rééquilibrage se fait alors. La main d’œuvre se qualifie, se libère, s’enrichit. Le Japon a concurrencé l’Europe jusqu’à devenir cher. Il a sous-traité ensuite à la Corée. Elle-même passe ses commandes en Chine aujourd’hui.. Partout la grande croisade des enfants assure la croissance.
Flash back : Europe, milieu du dix neuvième siècle. Pour qu’une famille de mineurs ait de quoi vivre il lui faut quatre enfants au travail !! 1930 : une loi anglaise interdit aux moins de 12 ans de travailler plus de douze heures par jour !
Plusieurs mécaniques s’enclenchent.
Pourquoi parler de cela ? Parce que plusieurs mécaniques s’enclenchent à partir de là. Chacune aussi surprenante que la précédente.
D’abord, de nombreuses générations ont à ce point investi dans ce qui fut leur bagne que l’on a du mal à obtenir des anciens esclaves qu’ils consentent à abandonner leurs chaînes. L’ouvrier pleure devant sa roue de justice. De laquelle l’automate le libère pourtant...Mais comment ressortir de la mine sans larmes ? Comment quitter Moulinex ?
Le frein au changement rappelle un proverbe venu du désert berger : « Chaque âne cherche l’arbre auquel il veut être attaché. ». Nous sommes tous peu ou prou des ânes..
Autres conséquences :
D’abord, le fait d’avoir versé sueur et sang dans la construction d’une économie moderne nous dissuade d’attenter à notre outil de travail. Il n’en ira pas forcément de même dans les pays producteurs de pétrole. Ils n’ont pas eu à immoler leurs minots pour qu’une industrie se déploie..
Ensuite, le même amont produit un aval déjà lu dans la Bible. Ce ne sont pas les ouvriers du rail du temps des escarbilles qui revendiquent le maintient de conditions salariales exorbitantes en 2007, mais leurs descendants..
Pourquoi parler de la Bible ? Parce qu’on y lit : « Les Parents ont mangé les raisins verts et les enfants ont eu les dents agacées.».
Les marrons sont donc à sortir du feu après la bataille. Ce sont des héritiers des bagnes qui les croquent. La poitrine en sang est celle des générations d’avant..! Phénomène aussi choquant qu’a pu l’être le « droit par naissance » aux prébendes jusqu’à la révolution. A présent ce sont de faux pauvres qui brandissent une iconographie en guenilles en évoquant des gourbis qu’ils n’habitent plus.
Leur droit est devenu celui de toucher les dividendes des travaux forcés où furent enchaînés leurs grands-parents.. Les rentiers du chagrin existent. Autrefois, « aller au chagrin » voulait dire qu’on se rendait à l’usine.
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À la semaine prochaine ?
Jean Sébastien Loygue
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