mercredi 3 décembre 2008

5 - Troisière raccourci


L’idée de la joie - suite- Chez Edilivre


- Troisième raccourci.
Résumé : un troisième facteur renforce les deux premiers.

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De quoi s’agit-il ?

Sur 6,5 milliards d’habitants, 1,5 seulement sont dans le camp des « pays émergés ». Ceux dont les investissements énergétiques sont rentables (on l’a vu). Alors que les trois autres quarts commencent leur « décollage ».
On a vu aussi que celui-ci est déficitaire en début de processus. Dès lors qui financera les découverts de ces pays ? Crise financière en vue, et pourquoi pas guerrière ? Le troisième multiplicateur est donc à cumuler avec les deux précédents.
Le premier est en bosse (inflation de la demande).
Le second est en creux (raréfaction de l’offre)
Le troisième creuse encore plus l’abîme : il s’agit de la période non rentable des investissements stratégiques pour les pays à économie naissante. Car ils ne pourront rembourser ce qu’ils emprunteront.
Les tensions seront dès lors monstrueuses. Les pays en désir de croître mais insolvables seront tentés de tirer des traites sur leurs dettes par la terreur.. Qui leur inspirera le procédé comme monnaie d’échange ?
Une faillite d’état violent ?
Une famine ?
Une religion ?
Les trois ?
Il n’est pas indifférent que ce soient les pays les plus dépendants du pétrole parce qu’ils n’ont rien d’autre à vendre qui voient prospérer leurs fondamentalismes. Il faut savoir que le moyen orient n’exporte pas plus que.. la Finlande (en dehors de ses produits pétroliers)!
Son handicap de compétitivité « naturelle », à défaut de la miraculeuse venue de l’or noir oriente ses craintes de l’avenir vers une solution nostalgique, on le sait. Celle d’un âge d’or ‘spirituel’. Il réparerait le crime de lèse majesté que serait la souveraineté perdue du monde arabe. Laquelle ? Hélas, celle de la conquête..
Et non de la période brillante pendant laquelle la civilisation musulmane éclipsa l’européenne. L’amour courtois naissant à Cordoue quand nous nous piquions avec nos premières fourchettes. Un prodige de modernité, n’est-ce pas ? Avant, nous mangions avec nos doigts dans des écuelles creusées à même le bois de la table..
Retour aux sources de la chevauchée, donc.. Ajoutez (ce que dit plus haut) que les peuples pleurent leurs chaînes. Vous obtenez en finale que les pays producteurs, ne portant la marque d’aucun fer à leurs pieds, ne respecteront pas l’outil d’enfer industriel qui fit leur fortune. En même temps, avec des zestes de rente pétrolière, leurs états seront tentés de financer des programmes nucléaires belliqueux. Hâtant ainsi la grande catastrophe dont rêve toute secte apocalyptique.
Ajoutons un possible occulte accord entre des peuples révoltés et leurs princes. Ces derniers donnant des gages à leurs fanatiques pour ne pas être renversés. Tel est déjà le cas. Les trois raccourcis convergents donc en un même point.
On pourrait l’appeler « le point mort » pour l’exorciser. A leur intersection, la « glaciation », avant que les ressources pétrolières ne soient taries. Nous n’aurons pas eu le temps de développer une énergie de substitution convaincante. Elle-même ayant à parcourir le cycle déficit/bénéfice sur investissement déjà évoqué.Prédateurs les uns des autres..
Les pays producteurs et les non producteurs vont se retrouver dans une position infernale: celle d’être devenus les prédateurs les uns des autres. Les producteurs spéculant à la hausse en vue d’un dernier spasme. Les morts de froid passant leurs frontières pour voler les dernières flammes des premiers.
Certes, l’Émirat de Dubaï surprend lorsqu’il anticipe le tarissement du pétrole et développe une économie alternative de loisirs luxueux.. Mais son projet est fondé sur l’écume de profits inspirés par un modèle qui ne sera plus là.. On imagine mal, en effet, la rentabilité de citées conquises sur la mer si les jets ne décollent plus pour en rapprocher les propriétaires.
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À la semaine prochaine ?
Jean Sébastien Loygue
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