vendredi 30 janvier 2009

25 - La mort du papier ?


L’idée de la joie - suite
- Chez Edilivre - http://www.edilivre.com/doc/2119

25 - La mort du papier ?

Résumé : le Web sauve le print.
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Dans le métro, combien de lecteurs de livres, versus combien consultent leur mobile ?
Plus de Web attitude que de plumes d’oie, n’est-ce pas ?

Et pourtant: Babel et Bezos, quel prodigieux paradoxe !
Pourquoi l’accolement de ces deux noms constituerait-il un paradoxe ? Parce que la tour de Babel symbolise la division des hommes. Et Jeff Bezos (créateur d’Amazon) la mise en ligne de milliards de vrais livres à vendre sur l’Internet.. Ainsi les rois du « Print » (imprimerie) qui craignaient de mourir à cause du Web voient leur regain venir de lui ! Le réel renaît du virtuel. Le verbe se fait chair ! Oui les nouveaux Dieux seront Web !

Et puis, il restera toujours du livre qu’il ne s’est pas enfui de nos yeux lorsque nous éteignons notre ordinateur.. (rêverie sur le bouquin de chevet, de poche, de voiture pour les rv lorsqu’on est en avance, pour le Métro, l’avion, dans l’attente d’un bus..)

Par ailleurs, la plus part des blogueurs n’auraient jamais écrit sans le Web. Or, encouragés par lui, ils impriment aussi..

Le plus clair de ce qu’ils expriment est intelligent, malicieux, décalé. Il s’agit d’une ‘brille’ contemporaine à flot constant de centaines de millions de sources qui seraient demeurées, sans Internet, des parfums inutiles, en flacons, sans peau pour les échanges..

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À la semaine prochaine ?
Jean Sébastien Loygue
http://www.loygue.com/
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vendredi 23 janvier 2009

24 – Le Web est le micro processeur de la chaîne de com’


L’idée de la joie - suite
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24 – Le Web est le micro processeur de la chaîne de com’

Résumé : le Web n’est pas seulement un média parmi les autres.
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Pour illustrer cette affirmation il suffit de répondre à la question: « Pourquoi Microsoft avale aQuantive et Duke le 21 mai 2007 ? » Oui, pourquoi cet intérêt de Microsoft pour un groupe de marketing interactif ?

En fait, c'est l'histoire du boa qui avale un boa qui vient d'avaler une petite souris intelligente pour lui voler son crâne (Duke)... On nous la raconte cette histoire, et nous l'avalons, d'un coup de brève, sans salive et sans réfléchir : tout rond. Il y a pourtant une raison éminente à un tel enlacement constrictor. La voici : le Web est le micro processeur de la chaîne de Com' (et Duke en est expert !). On connaît le cheminement d'un raisonnement marketing: on prépare, on applique, on mesure, on corrige le tir. Or seul Internet est capable d'intervenir à chacun de ces stades. De manière impériale et non supplétive. Comme on comprend les boas ! Avant.. C'est par lui que nous préparons nos campagnes. Tentons donc d'identifier un territoire de marque sans benchmark ni connexion. Impossible ! Renault, il y a un an nous avait demandé "proposez-moi une étude en vue de qualifier notre image en Chine... " Comment répondre sans Internet ? Quel autre outil nous permet-il des pré-tests avec autant de rapidité que d'économie sur des cibles aussi fines (le Web est très puissant à qualifier) ? Aucun. Pendant..
S'en suit que le Web est le seul outil capable de nous servir du ROI (retour sur investissement) à la minute, et de nous permettre de choisir les meilleurs signaux en temps réel. Ne pas envoyer n'importe quoi, à n'importe qui, n'importe quand. Primordial pour les volées de 'print', radio, TV, mobiles, échantillons, guérillas urbaines.. Je me souviens d'une démonstration éblouissante chez DELL. Chaque nuit, les résultats des bannières publicitaires étaient testés ; les moins rentables remplacées par les meilleures. Résultat des courses ? Une multiplication par 2,5 du panier moyen et division par 7 du coût de la campagne promotionnelle.

Économies aussitôt réinvesties online. Lorsque l'on sait que la com' Web ne compte que pour environ 5 % des investissements média (en 2007), on imagine l'explosion à venir de son chiffre d'affaires dès lors qu'elle favoriserait une épargne ne serait-ce que de 10 % sur les budgets TV ou VPC traditionnelle. Les temps changent. Leur échelle a muté ! Après.. Enfin, le Web CRM est le seul dispositif capable de mouliner les données, d'en sortir des schémas directionnels, de repositionner l'aiguille de la boussole vers son Nord. De toucher la clientèle, qui, comme le soleil, ne cesse de faire varier le vent des marins. C'est la dépouille des résultats et les synergies des divers canaux qui permettent de corriger au plus vite les 'profils marketing utiles' et de ré-arbitrer les budgets des prochaines campagnes. Le plus souvent au profit du "Média Cannibale", l'Internet, ainsi nommé par l'EBG (Electronic Business Group). EBG qui observe de nombreux lancements d'opération pure player qui sortent du cas d'espèce pour s'affirmer en tant que stratégies mono canal plein pot. Ici encore, les temps changent. Leur échelle a muté ! Exemple de glissement d'un budget d'un média vers un
autre ? Dodge qui a lancé son modèle 'La Caliber' par une campagne pure virale : "le syndrome du bélier". Ou Hummer qui propulse son premier mobile uniquement sur Internet.

Voyons aussi Opel, qui a déclenché une opération avec des blogueurs influents en leur donnant les clés de 8 Corsa et du blog dédié. Aucun appui média, uniquement le bouche à oreille et la blogosphère. Non, l’Internet n’est pas seulement un média "non linéaire", comme le décrit Jacques Hebert, l’alchimiste de cette pensée si juste. Il est aussi le chef d’orchestre du system Com’ parce qu’il est capable de "lire" autant de partitions qu’il y a d’agents, d’une part, pour faire du bruit. Et de types de clients, d’une autre. Pour faire du profit.

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vendredi 16 janvier 2009

23 - Économie & Web


23 - Économie & Web

Résumé : la rentabilité des investissements Web profiteront à la Chine ! Ce qui fait penser à l’audacieux pari de John D. Rockefeller.
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Au début de l’Internet le raisonnement tenu par les informaticiens mués en mages pouvait se résumer en quelques visions, notamment celle qu’une courte conquête serait suivie par cent ans de rente.. Ils ne faisaient que suivre l’aventure de John Davison Rockefeller en 1860 avec le pétrole, en prédisant cela..

Qui ne connaît cette histoire ? John D. Rockefeller achète les puits de pétrole de Bakou, en Azerbaïdjan. Avant le moteur Diesel, cette huile sert à quoi ? A remplir les lampes du temps. On abandonne la bougie dans les maisons pour la ‘lampe pigeon’.

Deux options pour Rockefeller : « Ou bien je rentabilise cet achat par des ventes vers l’Europe qui consomme déjà des produits similaires. Ou bien j’invente un marché loin, à l’Est, en Chine, par exemple.. ».

Quel culot ! John Davison fait de l’Est. Il mobilise une flotte de VRP qui cherchent dans chaque village à qui donner un lumignon avec son flacon d’huile lampante. Le notable fait voir combien sa lumière est belle. On le bade (admirer dans le sud ouest). Un mois plus tard, il manque du produit de sa ‘brille’, envoie des cavaliers réalimenter sa magie afin que le miroir de son orgueil ne cesse de lui réponde « Oui tu seras toujours la plus belle aux yeux de tes paroissiens ».

Incise :
Je tombe sur une relation de voyage en Chine par Albert Londres soixante ans plus tard, « La chine en folie » (Le Serpent à plumes). Il écrit:

« Ma joie est sans mélange. J’ai trouvé mon Eldorado. Il est des hommes cupides qui s’en vont par le monde pour épouser des mines d’or ; d’autres, aimant la lumière, pourchassent les puits de pétrole ; des troisièmes, une lanterne entre les deux yeux, attendent, vibrants, des nuits entières, aux lisières émouvantes des jungles, le tigre noctambule. Moi, votre petit serviteur, je cherchais le pays sans maître, la ville chimérique de l’anarchie totale. Dieu m’a comblé. Je la tiens. C’est Pékin !

Aurait-il dit autre chose du Web ???
Revenons à Rockefeller. Que se passe-t-il aujourd’hui qui ressemble à son aventure entrepreneuriale ? Lui, dont le père, au passage, était un marchand de "médicaments-miracles" et parcourait le pays.
Il se passe que les industriels en nouvelles technologies vont opérer de même: offrir la lampe (le Web) pour créer la demande. Effet induit ? Nous passerons en 20 ans de un sixième aux deux tiers de l’humanité pour dialoguer via Internet sur une planète libérée de ses Dieux.

Donc, sous le couvert de messageries cancanières et de jeux relationnels ‘puérils’, les bientôt quatre milliards d’humains connectés sont un marché. Microsoft et ses compétiteurs vont faire avec eux ce que Rockefeller réussit avec le pétrole il y a cent cinquante ans.
Pour autant, qui aurait prévu que la Chine s’emparerait bientôt de ce nouveau territoire qu’est le Web, en investissant notamment dans ses infrastructures ? Faisant route cette fois dans le sens du soleil : est-ouest ?

La réponse est ici : on sait que l’offre d’acheminement des données ne pourra suivre la demande hyperbolique générée par le « rich média ». Les Etats-Unis, dans le même temps, sembleraient en voie de perdre leur leadership industriel.. On peut relire à ce sujet le livre d’Emmanuel Todd « Après l’Empire ? ».

Voici sa thèse en 2005 :
L’Amérique accuse un fléchissement de productivité durable (multiplicateur par 5 du déficit des échanges extérieurs entre 1999 et 2001 - passé de 100 à 500 milliards de Dollar). Pour autant elle ne consent pas à consommer moins.

« Hyper puissance autonome en 1945, l’Amérique est devenue pour l’économie mondiale, un demi-siècle plus tard, une sorte de trou noir, absorbant marchandises et capitaux qu’elle importe, mais incapable de fournir en retour des biens équivalents. »

Comment cette nation s’y prend-t-elle donc pour parvenir à maintenir un niveau de vie qu’elle n’alimente plus de ses œuvres ? En finançant son déclin, propose Emmanuel Todd, par l’appel massif à des capitaux spéculatifs flottants. Au passage on découvre qu’en dix ans les « riches » ont multiplié par cinq leur niveau de fortune.. Ce qui renforce leur besoin de « placer » les excédents qu’ils ne peuvent consommer.

Ils voient – dit Olivier Todd – en la Bourse américaine à la fois la sécurité par les armes du pays le plus puissant du monde et l’audace d’une culture conquérante : ils y vont donc et misent. C’est fou ce que l’on s’amuse, dans ce monde là, n’est-ce pas Jean Marie Messier ? Même si pour finir les spéculateurs perdront tout prophétise Emmanuel Todd qui voit dans leurs retentissantes déconfitures (crash d’Enron par exemple) une manifestation de quelque « justice immanente ». Il y aurait ainsi un rééquilibrage vertueux au bout du malheur des nantis venus à la soupe mystificatrice des Etats-Unis..

A ce stade de l’exposé, la question que le lecteur se pose est la suivante : « L’Amérique peut-elle, ad vitam, financer son déficit par l’illusion de revenus fracassants sans offrir de juteux retour sur investissement ? » Bien sur que non !

Alors ? Alors, nous demandons son explication à l’auteur. Elle ne tarde pas, aussi radicale qu’extraordinaire. Et pourquoi pas vraie ? Les scandales type Enron vont se multiplier. Ils sont nécessaires puisqu’ils « vaporisent » les investissements des naïfs. Pfutt !.. Il n’y avait rien au départ ; il n’y a rien à l’arrivée. On a rêvé ! (La crise des subprime remplierait cette fonction aujourd’hui – ndlr).

L’arnaque ENRON a été masquée dix ans grâce au cachet faisant foi d’audits financiers internationaux truqueurs tels Andersen. Aussi longtemps que les pigeons ne la suspectent pas ils relancent la boule. Le mérite de l’hypothèse est sa clarté.

Et si la Chine était le repreneur industriel des Etats-Unis ? Et si elle investissait dans les satellites et les tuyaux, ce que ces derniers ne sauraient plus faire ? Et si elle offrait à chacun microordinateur et connexion pour se refinancer sur les échanges du monde que booste le système ?

Sommes nous certains qu’elle n’apprend pas à lire à ses étudiants l’histoire extraordinaire de John Davison Rockefeller ?

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vendredi 9 janvier 2009

21 - Monsieur Jourdain


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21 - Monsieur Jourdain

Résumé : nous avons le nez collé aux technologies comme une truffe à une vulve..
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Nous sommes extraordinairement cérébraux. Aussitôt une technologie surgit-elle, aussitôt elle occupe nos cellules. Les perspectives qu’elle ouvre, pourtant, sont refoulées dans un lointain où nos yeux ne distinguent plus l’avenir. Ils sont restés fixés sur des modes d’emploi.

Le haut débit advient-il ? Nous zappons l’essentiel. Les excellentes revues spécialisées nous parlent avalement d’entreprises de com’ les unes par les autres, de logiciels émergeants. Ou de stratégies marchandes inconnues jusque là. La techno et la finance occupent le devant de la scène. Nous n’entendons pas la rumeur du monde neuf vers lequel nous allons..

Ainsi, nos meilleurs spécialistes du Web pourraient s’émerveiller qu’ils déclament ‘de la prose’ en conclave, alors qu’ils l’ignoraient.

Quoi ? Ils traiteraient de tout autre chose en vrai ? Il y aurait à voir plus loin ? Une lame de fond nous porterait et nous ne nous en serions pas rendus compte ? Nous serions dans la fusée sans réaliser que nous volons à la vitesse de la lumière vers l’autre espèce que nous devenons ? Monsieur Jourdain nous sommes.

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lundi 5 janvier 2009

14 - Le pluriel commence à JE..


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14 - Le pluriel commence à JE..

Résumé : le JE du Web est pluriel. Nous sommes devenus hypertextuels
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Le pluriel commencerait à JE ? Et non à deux, comme nous l’apprenons à l’école ? Avec le Web, ‘je’ se fait pluriel. Nous sommes interpénétrés, cohabités, tenants de, irisés par mille courants de pensée au sein desquels nous tissons des écheveaux mystérieux. Nous saisissons des étoiles filantes. En même temps leurs photons nous visitent. Nous sommes devenus hypertextuels.

Le pluriel, s’il nous disperse en tant que personnes, il nous rassemble en tant qu’espèce. Je se fait infini. Nous avons en nous les spasmes du monde ; nous sommes au cœur de la réaction nucléaire des hommes, sur le vecteur éclaté d’une panspermie où chaque parcelle de vide appelle à l’aide..

« Quand je suis amoureux, dit Boris Cyrulnik (Ethologue), le socle biologique de ma mémoire augmente de 30%.. Quand je suis amoureux, que se passe-t-il sur le plan biologique ? Éveillé je ne pense qu’à l’autre. Et, quand je dors, la longueur des phases de mon sommeil paradoxal augmente de 30%. Il se trouve que c’est lors de ces phases que les processus de mémoire sont les mieux incorporés. Autrement dit, quand je suis amoureux le socle biologique de ma mémoire est augmenté de 30% - je peux donc « l’apprendre par cœur ».

L’hyperlien est le formidable outil qui transforme le singulier en pluriel, qui fait cosmogonie à partir d’un point. Média « non linéaire », le Web est donc un explosif, une origine et jamais une fin. Pointons le doigt vers le ciel, à chaque fois que nous désignons une étoile nous zoomons vers elle. La profondeur de champs grandit, l’univers se dilate.

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