
L’idée de la joie - suite
- Chez Edilivre - http://www.edilivre.com/doc/2119
33 - Le savoir
Résumé : nous ne sommes plus les ‘maîtres’ de ce que furent nos savoirs.
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Il n’y a pas si longtemps, lorsque quelqu’un « savait » quelque chose, il diffusait l’information à la première personne : « Je vais vous dire.. »
Il « savait » donc il était savant. Personne ne se posait la question – et encore moins lui-même – de ‘sourcer’ sa connaissance..
Aujourd’hui nous nous posons la question : ‘où ai-je bien pu pécher ce que j’énonce ?’
Les conversations comprennent – en subliminal – un double modérateur, celui du média par lequel nous avons ‘appris’, et celui de la crédibilité de ce que nous dupliquons.
Les liens hypertextes sont de puissants « Crédits » pour les auteurs des idées que nous propageons. C’est grâce à eux que nous ‘savons’. Nous sommes des goûteurs plus que des vignerons.
Wikipédia est typique de cette évolution (10 millions d’articles – 200 langues, une pertinence comparable à celles des ‘grandes encyclopédies’!). Comme ce n’est plus l’Encyclopedia Universalis qui informe, mais une cosmogonie de contributeurs, il nous semble normal de nous interroger sur l’origine usuelle de nos connaissances. Puisqu’au fond celles-ci viennent de notre communauté et non forcément de sommités..
Les thèmes traités par Wikipédia, nous ne l’ignorons pas, sont sans cesse sujets à révision. C’est dire que la parole divine de la connaissance en prend un coup côté relativité des choses, impermanence des certitudes. Voilà pour la première évolution des « Je vais vous dire ».
Quant à la seconde elle procède de ce que nous sommes les co-auteurs d’une nouvelle religion des acquits et non les répétiteurs de dogmes labellisés par des experts que personne ne songeait autrefois interroger sur le fonds documentaire à l’origine de leur autorité..
Une évolution prodigieusement vive des théories scientifiques, par ailleurs – largement favorisée par le Web - nous a convertis à l’incertitude en une seule génération.
Prenons l’univers, le ciel, la création du monde. En trente ans les hypothèses n’ont cessé de succéder aux hypothèses.
Ce que nous tenions pour certain en 1970 s’est vu réduit à 5% de ce que l’espace enferme.. On croyait tout savoir. On ne sait que pouillème ! Cela ne trouble personne : nous considérons aujourd’hui la science comme un feu d’artifice de points d’interrogation. Les ‘religions révélées’ – même les ‘scientifiques’ – ne sont plus des paroles divines.
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À la semaine prochaine ?
Jean Sébastien Loygue
http://www.loygue.com/
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33 - Le savoir
Résumé : nous ne sommes plus les ‘maîtres’ de ce que furent nos savoirs.
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Il n’y a pas si longtemps, lorsque quelqu’un « savait » quelque chose, il diffusait l’information à la première personne : « Je vais vous dire.. »
Il « savait » donc il était savant. Personne ne se posait la question – et encore moins lui-même – de ‘sourcer’ sa connaissance..
Aujourd’hui nous nous posons la question : ‘où ai-je bien pu pécher ce que j’énonce ?’
Les conversations comprennent – en subliminal – un double modérateur, celui du média par lequel nous avons ‘appris’, et celui de la crédibilité de ce que nous dupliquons.
Les liens hypertextes sont de puissants « Crédits » pour les auteurs des idées que nous propageons. C’est grâce à eux que nous ‘savons’. Nous sommes des goûteurs plus que des vignerons.
Wikipédia est typique de cette évolution (10 millions d’articles – 200 langues, une pertinence comparable à celles des ‘grandes encyclopédies’!). Comme ce n’est plus l’Encyclopedia Universalis qui informe, mais une cosmogonie de contributeurs, il nous semble normal de nous interroger sur l’origine usuelle de nos connaissances. Puisqu’au fond celles-ci viennent de notre communauté et non forcément de sommités..
Les thèmes traités par Wikipédia, nous ne l’ignorons pas, sont sans cesse sujets à révision. C’est dire que la parole divine de la connaissance en prend un coup côté relativité des choses, impermanence des certitudes. Voilà pour la première évolution des « Je vais vous dire ».
Quant à la seconde elle procède de ce que nous sommes les co-auteurs d’une nouvelle religion des acquits et non les répétiteurs de dogmes labellisés par des experts que personne ne songeait autrefois interroger sur le fonds documentaire à l’origine de leur autorité..
Une évolution prodigieusement vive des théories scientifiques, par ailleurs – largement favorisée par le Web - nous a convertis à l’incertitude en une seule génération.
Prenons l’univers, le ciel, la création du monde. En trente ans les hypothèses n’ont cessé de succéder aux hypothèses.
Ce que nous tenions pour certain en 1970 s’est vu réduit à 5% de ce que l’espace enferme.. On croyait tout savoir. On ne sait que pouillème ! Cela ne trouble personne : nous considérons aujourd’hui la science comme un feu d’artifice de points d’interrogation. Les ‘religions révélées’ – même les ‘scientifiques’ – ne sont plus des paroles divines.
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À la semaine prochaine ?
Jean Sébastien Loygue
http://www.loygue.com/
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